Use Of At Least One Mono-unsaturated Fatty Acid For The Treatment Of Fragile Skin, Mucous Or Semi-mucous Tissues And Scalp

  • Published: Jul 3, 2008
  • Earliest Priority: Dec 14 2006
  • Family: 2
  • Cited Works: 0
  • Cited by: 5
  • Cites: 0
  • Additional Info: Full text

Utilisation d'au moins un acide gras mono-insaturé pour le traitement des peaux, muqueuses ou semi-muqueuses et cuirs chevelus fragiles La présente invention concerne l'utilisation, notamment l'utilisation cosmétique, d'acide pétrosélénique pour le soin des peaux et/ou cuirs chevelus fragiles, réactifs et/ou stressés et/ou sensibilisés.

La peau humaine est constituée de deux compartiments, à savoir un compartiment profond, le derme et un compartiment superficiel, l'épiderme.

L'épiderme est en contact avec l'environnement extérieur. Un de ses rôles consiste à protéger l'organisme de la déshydratation et des agressions extérieures, notamment liées à des facteurs environnementaux de type agents irritants ou polluants

(détergents, pollution, fumée de cigarettes...), sollicitations mécaniques (frottements, abrasion, rasage, lavage fréquent...), déséquilibres thermiques ou climatiques (froid, vent, sécheresse, radiations UV...), xénobiotiques (micro-organismes, allergènes...), traitements chimiques cosmétiques ou dermatologiques (peeling, traitement anti-acné...), ou par des facteurs physiologiques (âge, stress...).

Il est composé principalement de trois types de cellules qui sont les kératinocytes, très majoritaires, les mélanocytes et les cellules de Langerhans, qui sont délimitées par une structure lipidique intercellulaire. Cette structure lipidique ainsi que la cohésion des cellules épidermiques participent aux échanges en eau de la peau et à la fonction protectrice ou 'fonction barrière' de la peau, d'une part vis-à-vis des déperditions en eau (perte insensible en eau) et d'autre part vis-à-vis des agressions extérieures.

La cohésion des cellules épidermiques de la peau et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses peut être altérée notamment par des facteurs physiologiques internes comme l'âge, le stress, des changements hormonaux et/ou par des facteurs environnementaux tels que des déséquilibres thermiques ou climatiques, des xénobiotiques, des agents irritants, des sollicitations mécaniques de type frottements, lavage, rasage....

La peau et/ou les muqueuses ou semi-muqueuses se fragilisent alors et deviennent plus sujettes aux crevasses et aux gerçures, moins résistantes aux frictions mécaniques et plus perméables à l'environnement extérieur et aux bactéries.

Sur la peau, les muqueuses ou les semi-muqueuses telles que les lèvres, l'apparition de microgerçures peut avoir pour conséquence une moins bonne homogénéité du maquillage appliqué sur celles-ci (ex : fond de teint, rouge à lèvres), ce qui peut ne pas être esthétique.

On assiste également à une désorganisation générale de la structure cutanée liée à une diminution de la cohésion entre les cellules, tant au niveau de l'épiderme que du derme.

Pour protéger la peau et/ou des semi-muqueuses, une solution traditionnelle consiste à apporter en permanence des agents externes lipidiques (ex : corps gras, céramides) et/ou des agents favorisant la synthèse de lipides épidermiques (ex : vitamine

C et ses dérivés) et/ou des agents émollients ou hydratants. Mais il subsiste toujours le besoin de trouver de nouvelles compositions permettant d'améliorer la cohésion cellulaire et/ou renforcer la cohésion de la structure de la peau et/ou du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses et traiter ainsi la peau et/ou le cuir chevelu et/ou les muqueuses ou semi-muqueuses fragilisés, sensibilisés, stressés et/ou réactifs. De manière inattendue, la Demanderesse a constaté que les acides gras mono- insaturés, notamment l'acide pétrosélinique, pouvaient s'avérer efficaces pour le traitement des peaux et cuirs chevelus sensibilisés, réactifs, stressés et/ou fragilisés, via ce renforcement de la cohésion du tissu cutané de la peau, du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses. Les acides gras mono-insaturés ont été décrits pour différentes applications telles que l'hydratation de la peau sèche (EP 0 709 084 de L'Oreal).

EP 0 116 439 (Suntory) divulgue que certains acides gras ont une forte activité d'inhibition de la 5α-réductase de la flore bactérienne du cuir chevelu, et peuvent être utilisés de ce fait dans les produits toniques pour le traitement des cheveux. L'action de ces acides gras est donc limitée à la flore bactérienne du cuir chevelu.

US 4,097,604 (Oxford HiIl) indique qu'un sel de différents acides gras est actif contre les pathogènes de la cavité buccale, permettant ainsi de diminuer l'incidence de ces bactéries sur d'apparition de periodontoses. L'action de ces acides gras est donc limitée à la flore buccale. EP 0 355 842 (Sansho Seiyaku) décrit une crème de soin destinée à prévenir la pigmentation causée par une surproduction de mélanine, ladite crème pouvant renfermer de l'acide pétrosélinique. EP 0 116 439 (Suntory) décrit des lotions capillaires comprenant au moins un acide gras pour le traitement des pellicules et des démangeaisons du cuir chevelu.

EP 1 013 178 (Unilever) décrit l'utilisation d'acide pétrosélinique comme agent anti-inflammatoire et pour traiter les signes cutanés du vieillissement (ride, peau flasque, taches de sénescence).

Le document WO 99/47110 décrit une méthode cosmétique destinée à améliorer l'apparence de la peau utilisant de l'acide pétrosélinique.

Le document US 6,022,890 décrit une composition comprenant un alpha hydroxy acide, de l'acide pétrosélinique et un véhicule cosmétiquement acceptable. Cependant, aucun de ces documents ne laissait présager l'activité des acides gras mono-insaturés sur la cohésion du tissu cutané et la qualité de sa surface.

Ainsi la présente invention concerne selon un premier de ses aspects l'utilisation, en particulier l'utilisation cosmétique, d'au moins un acide gras mono- insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters, pour renforcer la cohésion du tissu cutané de la peau, du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses.

L'invention concerne en particulier l'utilisation, notamment l'utilisation cosmétique, d'au moins un acide gras mono-insaturé d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour renforcer la cohésion du tissu cutané de la peau, du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses via la restructuration du réseau collagénique, notamment du réseau collagénique du derme.

Selon un mode de réalisation particulier, l'invention concerne l'utilisation, notamment l'utilisation cosmétique, d'au moins un acide gras mono-insaturé d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour renforcer la cohésion du tissu cutané de la peau, du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses notamment via la réorientation des fibres de collagène, en particulier des fibres de collagène du derme.

Elle vise en outre l'utilisation d'au moins un acide gras mono-insaturé et/ou l'un de ses sels acceptables et/ou l'un de ses esters pour la préparation d'une composition destinée à renforcer la cohésion du tissu cutané de la peau, du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses. Elle vise aussi les acides gras mono-insaturés pour leur utilisation pour le traitement et/ou la prévention de pathologies cutanées liées à une diminution du renforcement de la cohésion du tissu cutané de la peau, du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses, par exemple rencontrée chez les sujets présentant des peaux, cuir chevelus et/ou muqueuses ou semi-muqueuses sensibilisés, réactifs, stressés et/ou fragilisés.

Selon un autre de ses aspects, la présente invention concerne un procédé cosmétique de traitement des peaux, et/ou muqueuses ou semi-muqueuses et/ou cuir chevelus fragilisés, sensibilisés, stressés et/ou réactifs comprenant l'application topique ou l'administration orale d'une composition comprenant au moins un acide gras mono- insaturé, un de ses sels et/ou un de ses esters.

Il est entendu dans le cadre de la présentation que lorsque l'utilisation cosmétique objet de la présente invention est mise en œuvre par la voie orale, ladite « utilisation cosmétique par voie orale » recouvre l'utilisation de produits administrés par voie orale, ces produits, étant par exemple sous forme de complément alimentaire ou d'aliment fonctionnel, produisant un effet au niveau de la peau, du cuir chevelu, des muqueuses ou semi-muqueuses sur le plan esthétique et du confort, ou encore à visée beauté, par exemple en vue de la protection, du maintien en bon état, de la modification de l'aspect, et notamment de l'embellissement.

La Demanderesse a en effet pu mettre en évidence que les acides gras mono- insaturé conduisaient à : une restructucturation du réseau collagénique notamment visible par coloration au Trichorme Masson sur une coupe de peau d'un individu présentant des altérations de la matrice dermique, supplémenté avec de l'huile de coriandre riche en acides gras mono-insaturés, en effet, cette huile a comme activité la diminution de l'activité collagénase et élastase (mesuré par dosage enzymatique) et permet en outre la normalisation du réseau collagénique; - une diminution des marqueurs de stress et d'inflammation (tels que Hsp

70 et TNF-alpha dont la mesure peut être réalisée avec des anti-corps spécifiques) qui participent à la réactivité et à la sensibilité cutanée et exacerbent la fragilité de la peau et des muqueuses ou semi-muqueuses.

Une telle restructuration du réseau collagénique permet au derme altéré de retrouver une architecture apte à fournir un support solide à l'épiderme, favorisant ainsi la cohésion des cellules épidermiques. Ainsi, les acides gras mono-insaturés conduisent à préserver le tissu cutané sous-jacent et à améliorer ainsi la qualité de la peau y compris du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses et corrige sa fragilité.

Au sens de la présente invention, la restructuration du réseau collagénique signifie que les fibres de collagène notamment, se rassemblent et se réorientent les unes par rapport aux autres de manière à former un support solide, apte à maintenir une meilleure cohésion des cellules dermiques et/ou épidermiques, nécessaire pour préserver le tissu cutané et/ou sous-cutané et ainsi améliorer la qualité de la peau y compris du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses et contribue également à corriger sa fragilité, notamment chez les sujets à peaux, cuirs chevelus et/ou muqueuses ou semi- muqueuses fragilisés, sensibilisés, stressés et/ou réactifs.

Acides gras mono-insaturés

On entend par "acide gras mono-insaturé" au sens de la présente invention, un acide gras comprenant une unique double liaison.

Il s'agit plus particulièrement d'acides gras à longues chaînes. Les acides gras mono-insaturés convenant à l'invention sont les acides gras mono-insaturés comportant 12 à 22 atomes de carbone.

Les acides gras insaturés peuvent être sous forme acide, ou de sel ou encore sous forme de dérivés notamment d'esters et d'amides d'acides gras.

Lorsqu'ils se présentent sous forme de sels, les acide gras mono-insaturés peuvent plus particulièrement des sels cosmétiquement acceptables, c'est-à-dire, des sels inorganiques tels que des sels d'ammonium ou de métaux alcalins (lithium, potassium, sodium) d'alcalino terrreux (magnésium, calcium) ou des sels d'aluminium. En particulier, les acides gras mono-insaturés se présentent sous forme de sel de calcium.

Lorsqu'ils se présentent sous forme d'ester, ainsi, les acides gras mono- insaturés peuvent être estérifiés avec le glycérol (mono-, di- ou tri-acyl), un alcool comme les alcools méthylique et éthylique, un sucre, un tocophérol, un tocotriénol, un stérol ou encore un alcool gras. A titre d'acides gras mono-insaturés, on peut citer l'acide pétrosélinique (ou acide delta-6-cis-octadecenoique en C 18), l'acide palmitoleique (ou acide cis-9- hexadécénoïque, en C 16) ou l'acide oléique (acide cis-9-octadécénoïque, en C 18). II est entendu que le choix des acides gras est effectué en tenant compte de la finalité de la composition les comportant, en particulier son mode d'administration, topique ou par voie aérienne. Par voie aérienne, on entend les voies aériennes supérieures (comme les fosses nasales, les sinus, la bouche). Parmi les acides gras mono-insaturés, on utilise particulièrement l'acide oléique et l'acide pétrosélinique. Convient tout particulièrement à l'invention l'acide pétrosélinique.

Selon une variante de l'invention, le ou les acides gras mono-insaturés sont utilisés sous une forme isolée, c'est-à-dire après extraction de leur source d'origine. Selon une autre variante de l'invention, les ou les acides gras mono-insaturés proviennent d'extraits végétaux tels que des huiles.

Ainsi l'invention se rapporte notamment à l'utilisation cosmétique d'une huile riche en acide gras mono -insaturé.

Les huiles riches en acide pétrosélinique sont plus particulièrement choisies parmi les huiles d'ombellifère.

On entend par huile riche en acide pétrosélinique, une huile comprenant au moins 40% d'acide prétrosélinique.

Les ombellifères sont des plantes dont les fleurs sont disposées en ombelles, les espèces particulièrement riches en acide pétrosélénique sont les Umbellifarea-Apiacea et Araliaceae. Les plantes du genre Thapsia sont également des sources d'acide pétrosélénique (Avato et al, Lipids, 2001, 36, 845). Les espèces de préférence utilisées dans l'invention sont le coriandre, le cerfeuil, la carotte, le céleri, le cumin, le carvi, le persil et l'aneth. L'huile d'ombellifère utilisée selon l'invention peut être extraite de la graine de cette ombellifère, par exemple par broyage ou pressage, puis raffinage. L'huile d'ombellifère a une teneur en acide pétrosélinique qui varie selon la graine d'ombellifère d'où elle est extraite. Pour une même ombellifère, la teneur en acide pétrosélinique varie aussi selon le pays d'origine de l'ombellifère et selon l'extraction qui peut être plus ou moins complète.

L'acide pétrosélénique est également un composé abondant (environ 48%) de l'huile de graine de Gernium sanguneum (Tsevegsuren et al, Lipids, 2004, 39, 571).

L'administration des composés selon l'invention peut notamment se faire par voie orale ou topique, en particulier, topique sur la peau, le cuir chevelu et/ou les muqueuses ou semi-muqueuses.

La teneur en acides gras ou ester d'acides gras mono -insaturés dans les compositions pour la voie topique selon l'invention peut varier de 0,0001 à 30 % en poids, notamment de 0,01 à 15 % en poids, et en particulier de 0,1 à 10 % en poids par rapport au poids total de la composition.

La teneur en acides gras ou ester d'acides gras mono -insaturés dans les compositions pour la voie orale sera telle que la dose journalière est comprise entre 0,5 et 2500 mg/j, notamment entre 5 et 500 mg/j.

Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, la teneur en acides gras mono-insaturés dans les compositions par voie orale est telle que la dose journalière est comprise de préférence entre 200 et 800 mg/j.

Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la teneur en acides gras mono-insaturés dans les compositions par voie orale est telle que la dose journalière est comprise de préférence entre 90 et 110 mg/j. Plus spécifiquement, l'utilisation selon l'invention permet d'améliorer l'état de surface de la peau et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses.

Par peau, on entend toute surface cutanée du corps qu'elle soit ou non recouverte de poils ou de cheveu, notamment le cuir chevelu.

Applications

L'utilisation selon l'invention permet aussi de lisser la surface de la peau, des muqueuses ou semi-muqueuses et/ou du cuir chevelu et/ou prévenir et/ou traiter les rugosités et/ou les irrégularités du relief de la peau, permettant d'assurer ainsi une meilleure tenue du maquillage. En particulier, l'utilisation selon l'invention est destinée à renforcer la résistance mécanique de la peau, des muqueuses ou semi-muqueuses et/ou du cuir chevelu, en particulier d'agressions extérieures choisies parmi les facteurs environnementaux de type agents irritants ou polluants ; sollicitations mécaniques ; déséquilibres thermiques ou climatiques ; xénobiotiques ; traitements chimiques cosmétiques ou dermatologiques ou par des facteurs physiologiques.

L'utilisation selon l'invention permet encore de prévenir et/ou traiter les peaux, et/ou cuirs chevelus et/ou muqueuses ou semi-muqueuses fragilisés, sensibilisés, stressés et/ou réactifs.

En particulier, lesdits acides gras mono-insaturés sont utilisés pour : prévenir et/ou diminuer la fragilisation de la peau et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses et/ou protéger la peau et/ou les muqueuses ou les semi-muqueuses contre les agressions extérieures, notamment liées à des facteurs environnementaux (de type agents irritants ou polluants (détergents, pollution, fumée de cigarettes...), sollicitations mécaniques (frottements, abrasion, rasage, lavage fréquent des mains), déséquilibres thermiques ou climatiques (froid, sécheresse, radiations), xénobiotiques (microorganismes, allergènes), traitements chimiques cosmétiques ou dermatologiques (peeling, traitement anti-acné...), ou par des facteurs physiologiques (âge, stress...) ; et/ou rendre la peau et/ou les muqueuses ou semi-muqueuses plus résistantes aux agressions extérieures ; et/ou améliorer le confort de la peau, en particulier prévenir et/ou diminuer les tiraillements, les picotements ; et/ou - améliorer l'aspect de surface de la peau et/ou des lèvres, en particulier la rugosité et/ou les irrégularités de relief et favoriser ainsi notamment une meilleure homogénéité d'une composition de maquillage appliquée ultérieurement sur la peau et/ou les lèvres ; et/ou limiter la formation de gerçures ou crevasses sur les lèvres, les mains, le visage ou le corps.

Un autre aspect de l'invention se rapporte à l'utilisation d'au moins un acide gras mono-insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters, pour la préparation d'une composition destinée au traitement des crevasses et/ou gerçures, ou des peaux, cuirs chevelus et/ou muqueuses ou semi-muqueuses manifestant une perméabilité aux bactéries accrue.

Selon un autre de ses aspects, l'invention concerne les acides gras mono- insaturés, leurs sels et/ou leurs esters pour leur utilisation pour le traitement des crevasses et/ou gerçures, ou des peaux, cuirs chevelus et/ou muqueuses ou semi-muqueuses manifestant une perméabilité aux bactéries accrue. Les altérations consécutives à un défaut de cohésion des cellules de la peau peuvent aussi survenir chez des sujets dits à peau sensible et ainsi contribuer à amplifier les altérations se manifestant classiquement chez les sujets à peau sensible. Ainsi, selon un aspect de l'invention, l'utilisation cosmétique objet de la présente invention est caractérisée en ce qu'elle est destinée au traitement des peaux sensibles.

D'une manière générale, les peaux sensibles se définissent par une réactivité particulière de la peau. Par opposition aux peaux qualifiées d'allergiques, la réactivité d'une peau sensible ne relève pas d'un processus immunologique, c'est-à-dire ne se produit pas uniquement sur une peau déjà sensibilisée en réponse à la présence d'un allergène. Son mécanisme est dit aspécifique.

Elle est à ce titre à distinguer des peaux manifestant des réactions inflammatoires et allergiques de type dermatose, eczéma et/ou ichtyose, et vis-à-vis desquelles un certain nombre de traitements a déjà été proposé.

Cette réactivité cutanée se traduit classiquement par la manifestation de signes d'inconfort en réponse à la mise en contact du sujet avec un élément déclenchant qui peut avoir diverses origines. Il peut s'agir de l'application d'un produit cosmétique en surface de la peau sensible, de la prise d'aliments, de l'exposition à des variations de températures, notamment à des variations de température brutales à la pollution atmosphérique et/ou à des rayons aux ultra- violets ou infrarouges.

Cette réactivité peut également être le fait de facteurs associés intrinsèques à un individu, comme l'âge et le type de peau. Ainsi les peaux sensibles sont plus fréquentes parmi les peaux sèches ou grasses que parmi les peaux normales.

L'apparition de ces signes d'inconfort, qui apparaissent dans les minutes qui suivent la mise en contact du sujet avec l'élément déclenchant, est une des caractéristiques essentielles des peaux sensibles.

Une peau sensible est notamment caractérisable par des manifestations telles que des sensations dysesthésiques. On entend par sensations dysesthésiques, des sensations plus ou moins douloureuses ressenties dans une zone cutanée comme les picotements, fourmillements, démangeaisons ou prurits, brûlures, échauffements, inconforts, tiraillements, etc. Ces signes subjectifs existent le plus souvent en l'absence de signes chimiques visibles tels que la rougeur et les desquamations. On sait aujourd'hui que ces réactions d'irritation et d'intolérance cutanée sont notamment liées à une libération de neuropeptides par les terminaisons nerveuses de l'épiderme et du derme.

Pour des raisons évidentes, l'absence de signes visibles rend difficile le diagnostic de peau sensible. Le plus souvent, ce diagnostic repose sur l'interrogatoire du patient.

Cette symptomatologie a en outre pour intérêt de permettre de différencier la peau sensible, de l'irritation ou de l'allergie de contact pour lesquelles il existe en revanche des signes inflammatoires visibles.

En conséquence, la mise au point de produits "peaux sensibles" a nécessité de disposer d'outils d'évaluation de la réaction sensorielle de la peau. Les premiers outils se sont inspirés dès leur conception de la caractéristique essentielle des peaux sensibles à savoir la présence de signes d'inconfort induits par une application topique. Ainsi, le "stinging test" à l'acide lactique a été le premier test proposé. Il est réalisé par relevé des sensations de picotements rapportées par un volontaire après application d'une solution d'acide lactique à 10 % sur les ailes du nez. Les sujets rapportant des sensations modérées ou fortes de picotements sont appelées "stingers" et considérés comme étant à peau sensible. En raison de cette sensibilité cutanée à l'application topique de produit, ces sujets sont alors sélectionnés pour tester des produits dits peaux sensibles.

Plus récemment, pour activer spécifiquement les terminaisons nerveuses périphériques, impliquées dans l'inconfort et appelées nocicepteurs, récemment identifiées comme étant impliquées dans la peau sensible, de nouveaux tests ont été proposés qui utilisent précisément d'autres inducteurs d'inconfort comme la capsaïcine.

Un second type de test permettant d'identifier les sujets à peau sensible est décrit dans EP 1 374 913.

Au sens de la présente invention, les peaux sensibles couvrent les peaux irritables et les peaux intolérantes. Une peau intolérante est une peau qui réagit par des sensations d'échauffement, de tiraillements, de fourmillements et/ou de rougeurs, à différents facteurs tels que l'application de produits cosmétiques ou dermatologiques ou de savon. En général, ces signes sont associés à un érythème et à une peau hyper-séborrhéique ou acnéique, voire même rosacéiforme, avec ou sans dartres. Une peau irritable est une peau qui réagit par un prurit, c'est-à-dire par des démangeaisons ou par des picotements, à différents facteurs tels que l'environnement, les émotions, les aliments, le vent, les frottements, le rasoir, l'eau dure à forte concentration de calcaire, les variations de température ou la laine.

Le plus souvent, l'irritabilité de la peau se traduit par des signes visibles tels qu'une rougeur cutanée, un sentiment d'échauffement de la peau ou du cuir chevelu (chaleur) pouvant aller jusqu'à un sentiment de douleur. En renforçant la cohésion des cellules de la peau, l'utilisation selon l'invention contribue à traiter les peaux sensibles.

Selon un aspect particulier de l'invention, elle concerne l'utilisation cosmétique notamment par voie orale d'au moins un acide gras mono-insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour renforcer la cohésion du tissu cutané de la peau, et ainsi traiter ou apaiser les peaux sensibles.

Selon un autre aspect particulier de l'invention, elle concerne l'utilisation cosmétique, notamment par voie orale, d'au moins un acide gras mono-insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour lutter contre les sensations dysesthétiques induites par une dégradation de la cohésion des cellules de la peau chez les sujets à peau sensible. Selon encore un autre aspect particulier de l'invention, elle concerne l'utilisation cosmétique, notamment par voie orale, d'au moins un acide gras mono- insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour lutter contre les signes d'inconfort survenant suite à la mise en contact de la peau d'un sujet à peau sensible avec l'exposition à des variations de température, à la pollution atmosphérique et/ou à des rayons ultra- violets ou infra rouges ou encore pouvant survenir suite à la prise d'aliments.

Galénique

Les compositions selon l'invention sont administrées par voie topique ou par voie orale. Selon un mode de réalisation particulier, les compositions selon l'invention sont administrées par voie orale.

Pour l'ingestion, de nombreuses formes de réalisation de compositions orales et notamment de compléments alimentaires sont possibles. Leur formulation est réalisée par les procédés usuels pour produire des dragées, gélules, gels, émulsions, comprimés, capsules ou solutions.

En particulier, le(s) actif(s) selon l'invention peuvent être incorporés dans toutes autres formes de compléments alimentaires ou d'aliments enrichis, par exemple des barres alimentaires, ou des poudres compactées ou non. Les poudres peuvent être diluées à l'eau, dans du soda, des produits laitiers ou dérivés du soja, ou être incorporées dans des barres alimentaires.

Les actifs selon l'invention peuvent être formulés avec les excipients et composants usuels pour de telles compositions orales ou compléments alimentaires, à savoir notamment composants gras et/ou aqueux, agents humectants, épaississants, conservateurs, agents de texture, de saveur et/ou d'enrobage, antioxydants, conservateurs et colorants usuels dans le domaine de l'alimentaire.

Les agents de formulation et excipients pour composition orale, et notamment pour compléments alimentaires sont connus dans ce domaine et ne font pas ici l'objet d'une description détaillée.

Conviennent notamment comme supports alimentaires ou pharmaceutiques, le lait, le yaourt, le fromage, les laits fermentes, les produits fermentes à base de lait, des glaces, des produits à base de céréales fermentées, des poudres à base de lait, des formules pour enfants et nourrissons, des aliments pour animaux en particulier domestiques, des comprimés ou tablettes, des suspensions de bactéries liquides, des suppléments oraux sous forme sèche et les suppléments oraux sous forme liquide.

En particulier, la composition selon l'invention peut être une composition alimentaire pour la consommation humaine. Il peut s'agir en particulier d'aliments complets nutritionnels, de boissons, d'eaux minérales, de soupes, de suppléments diététiques et d'aliments de remplacement, de barres nutritionnelles, de confiserie, de produits à base de lait ou à base de lait fermenté, de yaourts, de poudres à base de lait, de produits de nutrition entérale, de compositions pour enfants et/ou nourrissons, de produits à base de céréales ou de produits à base de céréales fermentées, de glaces, de chocolat, de café, de produits « culinaires » tels que de la mayonnaise, de la purée de tomate ou des assaisonnements pour salades. La composition selon l'invention peut également être destinée aux animaux.

En ce qui concerne les produits destinés à être appliqués notamment sur la peau, les muqueuses ou semi-muqueues, les phanères, il peut s'agir de solutions aqueuses, hydroalcooliques ou huileuses, de dispersions du type des solutions ou dispersions du type lotion ou sérum, d'émulsions de consistance liquide ou semi-liquide du type lait, de suspensions ou émulsions, du type crème, de gel aqueux ou anhydre, de microémulsions, de microcapsules, de microparticules, ou de dispersions vésiculaires de type ionique et/ou non ionique.

Les compositions cosmétiques et/ou dermatologiques, plus particulièrement concernées par une application topique, peuvent se présenter notamment sous forme de solutions aqueuses, hydroalcooliques ou huileuses, de dispersions du type des solutions ou dispersions du type lotion ou sérum, d'émulsions de consistance liquide ou semi- liquide du type lait, obtenues par dispersion d'une phase grasse dans une phase aqueuse (H/E) ou inversement (E/H), ou de suspensions ou émulsions de consistance molle, semi- solide ou solide du type crème, de gel aqueux ou anhydre, ou encore de microémulsions, de microcapsules, de microparticules, ou de dispersions vésiculaires de type ionique et/ou non ionique.

Ces compositions sont préparées selon les méthodes usuelles. Ces compositions peuvent notamment constituer des crèmes de nettoyage, de protection, de traitement ou de soin pour le visage, pour les mains, pour les pieds, pour les grands plis anatomiques ou pour le corps, (par exemple crèmes de jour, crèmes de nuit, crèmes démaquillantes, crèmes de fond de teint, crèmes anti-solaires), des produits de maquillage comme des fonds de teint fluides, des laits de démaquillage, des laits corporels de protection ou de soin, des laits après-solaires, des lotions, gels ou mousses pour le soin de la peau, comme des lotions de nettoyage ou de désinfection, des lotions anti-solaires, des lotions de bronzage artificiel, des compositions pour le bain, des compositions déodorantes contenant un agent bactéricide, des gels ou lotions après- rasage, des crèmes épilatoires, ou des compositions contre les piqûres d'insectes.

Les compositions selon l'invention peuvent également consister en des préparations solides constituant des savons ou des pains de nettoyage. Elles peuvent être également utilisées pour les cheveux sous forme de solutions aqueuses, alcooliques ou hydroalcooliques, ou sous forme de crèmes, de gels, d'émulsions, de mousses ou encore sous forme de compositions pour aérosol contenant également un agent propulseur sous pression.

Lorsque la composition de l'invention est une émulsion, la proportion de la phase grasse peut aller de 5 à 80 % en poids, et de préférence de 5 à 50 % en poids par rapport au poids total de la composition. Les huiles, les émulsionnants et les coémulsionnants utilisés dans la composition sous forme d'émulsion sont choisis parmi ceux classiquement utilisés dans le domaine cosmétique et/ou dermatologique. L'émulsionnant et le coémulsionnant peuvent être présents, dans la composition, en une proportion allant de 0,3 à 30 % en poids, et de préférence de 0,5 à 20 % en poids par rapport au poids total de la composition. Lorsque la composition de l'invention est une solution ou un gel huileux, la phase grasse peut représenter plus de 90 % du poids total de la composition.

De façon connue, la composition cosmétique et/ou dermatologique de l'invention peut contenir également des adjuvants habituels dans le domaine cosmétique pharmaceutique et/ou dermatologique, tels que les gélifiants hydrophiles ou lipophiles, les actifs hydrophiles ou lipophiles, les conservateurs, les antioxydants, les solvants, les parfums, les charges, les filtres, les bactéricides, les absorbeurs d'odeur et les matières colorantes. Les quantités de ces différents adjuvants sont celles classiquement utilisées dans le domaine considéré, et par exemple de 0,01 à 20 % du poids total de la composition. Ces adjuvants, selon leur nature, peuvent être introduits dans la phase grasse et/ou dans la phase aqueuse.

Comme matières grasses utilisables dans l'invention, on peut citer les huiles minérales comme par exemple le polyisobutène hydrogéné et l'huile de vaseline, les huiles végétales comme par exemple une fraction liquide du beurre de karité, huile de tournesol et d'amandes d'abricot, les huiles animales comme par exemple le perhydrosqualène, les huiles de synthèse notamment l'huile de Purcellin, le myristate d'isopropyle et le palmitate d'éthyl hexyle, et les huiles fluorées comme par exemple les perfiuoropolyéthers. On peut aussi utiliser des alcools gras, des acides gras comme par exemple l'acide stéarique et comme par exemple des cires notamment de paraffine, carnauba et la cire d'abeilles. On peut aussi utiliser des composés siliconés comme les huiles siliconées et par exemple les cyclométhicone et diméthicone, les cires, les résines et les gommes siliconées. Ces composés peuvent être fonctionnalisés ou non.

Comme émulsionnants utilisables dans l'invention, on peut citer par exemple le stéarate de glycérol, le polysorbate 60, le mélange alcool cétylstéarylique/alcool cétylstéarylique oxyéthyléné à 33 moles d'oxyde d'éthylène vendu sous la dénomination Sinnowax AO® par la société HENKEL, le mélange de PEG-6/PEG-32/Glycol Stéarate vendu sous la dénomination de Tefose® 63 par société GATTEFOSSE, le PPG-3 myristyl éther, les émulsionnants siliconés tels que le cétyldiméthicone copolyol et le mono- ou tristéarate de sorbitane, le stéarate de PEG-40, le monostéarate de sorbitane oxyéthyléné (20OE).

Comme solvants utilisables dans l'invention, on peut citer les alcools inférieurs, notamment l'éthanol et Pisopropanol, le propylène glycol. Comme gélifiants hydrophiles, on peut citer les polymères carboxyliques tel que le carbomer, les copolymères acryliques tels que les copolymères d'acrylates/alkylacrylates, les polyacrylamides et notamment le mélange de polyacrylamide, C13-14-Isoparaffine et Laureth-7 vendu sous le nom de Sepigel 305® par la société SEPPIC, les polysaccharides comme les dérivés cellulosiques tels que les hydroxyalkylcelluloses et en particulier les hydroxypropylcellulose et hydroxyéthylcellulose, les gommes naturelles telles que les guar, caroube et xanthane et les argiles.

Comme gélifiants lipophiles, on peut citer les argiles modifiées comme les bentones, les sels métalliques d'acides gras comme les stéarates d'aluminium et la silice hydrophobe, ou encore l'éthylcellulose et le polyéthylène.

Associations

Les acides gras mono -insaturés utilisables selon l'invention peuvent être associés à des actifs. A titre d'actifs utilisables, on peut citer, les vitamines B3, B5, B6, B8, C, E, ou PP, les caroténoïdes, les curcuminoïdes et la niacine.

En particulier, on peut utiliser un complexe anti-oxydant comprenant les vitamines C et E, et au moins un caroténoïde, notamment un caroténoïde choisi parmi le β-carotène, le lycopène, l'astaxanthine, la zéaxanthine et la lutéine, des fiavonoïdes telles que les catéchines, l'hespéridine, des proanthocyanidines et des anthocyanines.

La composition peut contenir un ou plusieurs cation(s) minéral(aux) divalent(s) sous différentes formes. Le cation minéral divalent peut ainsi être sous la forme d'un sel minéral ou organique, anhydre ou hydraté ou d'un complexe chelaté. Ces sels peuvent être par exemple des carbonates, des bicarbonates, des sulfates, des glycérophosphates, des chlorures, des nitrates, des acétates, des hydroxydes, des oxydes, des sels d'α-hydroxyacides (citrates, tartrates, lactates, malates) ou d'acides de fruits, ou encore des sels d'acides aminés (aspartate, arginate, fumarate) ou des sels d'acides gras (palmitate, oléate, caséinate, béhénate). Le cation minéral divalent est choisi parmi le manganèse, le cuivre et/ou le zinc ou parmi les alcalino -terreux. Comme métal alcalino- terreux utilisable dans l'invention, on peut citer le baryum, le calcium, le magnésium, le strontium et/ou le béryllium. Avantageusement, le cation minéral divalent et notamment métal alcalino -terreux est utilisé dans la présente invention sous forme de sel. En particulier, le sel peut être choisi parmi les sels de nitrate, citrate, chlorure, gluconate, sulfate, lactate et/ou acétate. Le cation minéral divalent peut aussi être utilisé sous la forme d'un complexe chélaté notamment à des protéines cristallisées ou ionisées. Le cation minéral divalent peut encore être sous une forme spécifique stockée par un microorganisme, par exemple de type levure, à l'image des levures séléniées.

Il est possible d'utiliser avantageusement dans les mélanges des extraits bactériens parmi les bactéries filamenteuses non photosynthétiques et non fructifiantes telles que définies selon la classification du Bergey's Manual of Systemic Bacteriology, volume 3, section 23, 9ème édition 1989. On citera plus particulièrement les bactéries appartenant à l'ordre des Beggiatoales, et notamment les bactéries appartenant au genre Beggiotoa. On peut citer par ailleurs les bactéries appartenant au genre Vitreoscilla, proche du genre Beggiatoa. Parmi les bactéries utilisables, on peut citer par exemple, Vitreoscilla beggiatoïdes (ATCC 43181) et Beggiatoa alba (ATCC33555), et préférentiellement l'utilisation de l'extrait de Vitreoscilla filiformis avec en particulier la souche ATCC 15551, ses métabolites et ses fractions pourront être utilisés.

La composition comprend aussi avantageusement au moins un probiotique, un prébiotique ou un mélange de probiotiques et un mélange de prébiotiques.

Des exemples spécifiques de microorganismes probiotiques sont Bifidobacterium adolescentis, Bifidobacterium animalis, Bifidobacterium bifidum, Bifidobacterium brève, Bifidobacterium lactis, Bifidobacterium longum, Bifidobacterium infantis, Bifidobacterium pseudocatenulatum, Lactobacillus acidophilus (LCl, NCFB 1748) ; Lactobacillus amylovorus, Lactobacillus casei (Shirota), Lactobacillus rhamnosus (souche GG), Lactobacillus brevis, Lactobacillus crispatus, Lactobacillus delbrueckii (subsp bulgaricus, lactis), Lactobacillus fermentum, Lactobacillus helveticus, Lactobacillus gallinarum, Lactobacillus gasseri, Lactobacillus johnsonii, Lactobacillus paracasei, Lactobacillus plantarum, Lactobacillus reuteri, Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus salivarius), Lactobacillus alimentarius, Lactobacillus curvatus, Lactobacillus casei subsp. casei, Lactobacillus sake Lactococcus lactis, Enterococcus (faecalis, faecium), Lactococcus lactis (subspp lactis ou cremoris), Leuconstoc mesenteroid.es subsp dextranicum, Pediococcus acidilactici, Sporolactobacillus inulinus, Streptococcus salvarius subsp. Thermophilus, Streptococcus thermophilus, Staphylococccus carnosus, Staphylococcus xylosus, Saccharomyces (cerevisiae ou encore boulardii), Bacillus (cereus var toyo ou subtilis), Bacillus coagulans, Bacillus licheniformis, Escherichia coli strain nissle, Propionibacterium freudenreichii et leurs mélanges.

Les microorganismes peuvent être formulés à l'état de poudres, c'est-à-dire sous une forme sèche, ou sous forme de suspensions ou de solutions.

Plus particulièrement, il s'agit de microorganismes probiotiques issus du groupe des bactéries lactiques, comme notamment les Lactobacillus et/ou les Bifidobacterium. A titre illustratif de ces bactéries lactiques, on peut plus particulièrement citer les Lactobacillus johnsonii, Lactobacillus reuteri, Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus paracasei, Lactobacillus casei ou Bifidobacterium bifidum, Bifidobacterium brève, Bifidobacterium longum, Bifidobacterium animalis, Bifidobacterium lactis, Bifidobacterium infantis, Bifidobacterium adolescentis ou Bifidobacterium pseudocatenulatum et leurs mélanges.

Les espèces convenant tout particulièrement sont les Lactobacillus johnsonii, Lactobacillus paracasei, Bifidobacterium adolescentis, Bifidobacterium longum et Bifidobacterum Lactis NCC 2818 (encore désigné Bb 12 ATCC 27536) respectivement déposées suivant le traité de Budapest avec l'Institut Pasteur (28 rue du Docteur Roux, F- 75024 Paris cedex 15) les 30/06/92, 12/01/99, 15/04/99, 15/04/99, 07/06/05 sous les désignations suivantes CNCM 1-1225, CNCM 1-2116, CNCM 1-2168 et CNCM 1-2170 et CNCM 1-3446, et le genre Bifidobacterium longum (BB536). La souche de Bifidobacterium lactis CNCM 1-3446 peut être obtenue chez Hansen (Chr. Hansen A/S, 10-12 Boege Allé, P.O. Box 407, DK-2970 Hoersholm, Danemark).

Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, la composition comprend au moins deux microorganismes, notamment probiotiques et/ou métabolites et/ou fractions différents. Ces microorganismes peuvent différer par leur nature par exemple bactérie et champignon, ou bien encore par leur famille, leur genre, leur espèce, ou seulement par leur souche. Plus particulièrement, les prébiotiques peuvent être choisis parmi les oligosaccharides, produits à partir du glucose, galactose, xylose, maltose, sucrose, lactose, amidon, xylane, l' hémicellulose, l'inuline, des gommes, de type acacia par exemple, ou un de leurs mélanges. Plus particulièrement, l'oligosaccharide comprend au moins un fructo-oligosaccharide. Plus particulièrement, ce prébiotique peut comprendre un mélange de fructo-oligosaccharide et d'inuline.

La composition peut contenir aussi avantageusement des acides gras polyinsaturés comprennent notamment les acides gras ω-3 et les acides gras ω-6, caractérisés par la position de l'insaturation la plus proche du groupe méthyle terminal et plus particulièrement à l'invention les acides gras insaturés comportant de 18 à 22 atomes de carbone, en particulier les acides gras polyinsaturés, notamment les acides gras ω-3 et ω-6.

Parmi les acides gras polyinsaturés de la série ω-6 utilisable dans la composition, on peut citer en particulier l'acide linoléique, à 18 atomes de carbone et deux insaturations (18:2, ω-6), l'acide γ-linolénique à 18 atomes de carbone et trois insaturations (18:3, ω-6), l'acide di-homogamalinolénique à 20 atomes de carbone et 3 insaturations (20:3, ω-6), l'acide arachidonique, l'acide 5, 8, 11, 14 éicosatétraénoïque (20:4, ω-6) et l'acide docosatétraenoique (22:4, ω-6).

Les acides gras polyinsaturés de la série ω-3 peuvent notamment être choisis parmi l'acide α-linolénique (18:3, ω-3), l'acide stéaridonique (18:4, ω-3), l'acide 5,8,11,14,17-eicosapentaénoïque ou EPA (20:5, ω-3), et l'acide 4,7,10,13,16,19- docosahéxaénoïque ou DHA (22:6, ω-3), l'acide docosapentanoique (22,5, ω-3), l'acide n-butyl-5,l l,14-eicosatrienonique. Et tout particulièrement à l'invention, l'acide α- linolénique, l'acide γ-linolénique, l'acide stéaridonique, l'acide éicosapentaénoïque, l'acide docosahexaénoïque, leurs mélanges ou les extraits les comportant.

Les sources d'acide γ-linolénique peuvent être choisies parmi les huiles végétales comme par exemple les huiles d'onagre, de bourrache, de pépin de cassis, d'echium et de chanvre, et les extraits de la microalgue spiruline {Spirulina maxima et Spirulina platensis). Les huiles végétales de noix, noisettes, amandes (Juglans regia), de coriandre et de soja (Glycina max), de colza (Brassica naptus), de chia, de lin, de rosier muscat et les huiles de poisson, par exemple, sont riches en acides gras polyinsaturés de la série ω- 3. Les acides gras polyinsaturés ω-3 peuvent également se trouver dans le zooplancton, les crustacés/mollusques et les poissons. Les huiles de poissons constituent la principale source industrielle d'EPA et de DHA. Les biomasses de micro algues peuvent aussi constituer une matière première d'extraction des acides gras insaturés ω-3. Ainsi, l'acide gras insaturé peut être mis en œuvre dans la composition sous forme d'au moins une huile choisie parmi les huiles d'onagre, de bourrache, de pépins de cassis, de noix, de soja, de poissons, de tournesol, de germes de blé, de chanvre, de fénugrec, de rosier muscat, d'échium, d'argan, de baobab, de son de riz, de sésame, d'amande, de noix, de noisette, de chia, de lin, de rosier muscat, d'olive, d'avocat, de carthame, de coriandre et/ou d'extrait de biomasse microalgues (par exemple spiruline), ou d'extraits de zooplancton.

Comme actifs hydrophiles, on peut utiliser les protéines ou les hydrolysats de protéine, les acides aminés, les polyols notamment en C2 à C10 comme les glycérine, sorbitol, butylène glycol et polyéthylène glycol, l'urée, l'allantoïne, les sucres et les dérivés de sucre, les vitamines hydrosolubles, l'amidon, des extraits bactériens ou végétaux comme ceux d'Aloe Vera.

Comme actifs lipophiles, on peut utiliser le rétinol (vitamine A) et ses dérivés, le tocophérol (vitamine E) et ses dérivés, les céramides, les huiles essentielles.

On peut, en outre, associer les actifs selon l'invention, à des agents actifs destinés notamment à la prévention et/ou au traitement des affections cutanées. En outre, la composition de l'invention peut contenir de façon avantageuse une eau thermale et/ou minérale, notamment choisie parmi l'eau de Vittel, les eaux du bassin de Vichy et l'eau de la Roche Posay.

Selon un autre de ses objets, la présente invention se rapporte à un procédé de traitement cosmétique des peaux, et/ou muqueuses ou semi-muqueuses et/ou cuir chevelus fragilisés, sensibilisés, stressés et/ou réactifs qui peut être mis en œuvre notamment en appliquant les compositions cosmétiques telles que définies ci-dessus, selon la technique d'utilisation habituelle de ces compositions. Par exemple : applications de crèmes, de gels, de sérums, de lotions, de laits de démaquillage ou de compositions après-solaires sur la peau ou sur les cheveux secs, application d'une lotion pour cheveux sur cheveux mouillés, de shampooings, ou encore application de dentifrice sur les gencives.

Le procédé cosmétique selon l'invention peut être mis en œuvre par administration orale, journalière d'une composition formulée par exemple sous forme de gélules, gels, lotions, dragées, émulsions, comprimés, capsules ou ampoules buvables, en quantité et nombre adéquats, selon leur forme.

Le procédé selon l'invention peut comprendre une administration unique. Selon un autre mode de réalisation, l'administration est répétée par exemple 2 à 3 fois quotidiennement sur une journée ou plus et généralement sur une durée prolongée d'au moins 4 semaines, voire 4 à 15 semaines, avec le cas échéant une ou plusieurs périodes d'interruption.

Dans la description et dans les exemples suivants, sauf indication contraire, les pourcentages sont des pourcentages en poids et les plages de valeurs libellées sous la forme « entre ... et ... » incluent les bornes inférieure et supérieure précisées. Les ingrédients sont mélangés, avant leur mise en forme, dans l'ordre et dans des conditions facilement déterminées par l'homme de l'art.

Les exemples ci-après sont présentés à titre illustratif et non limitatif du domaine de l'invention.

Exemple 1 - compositions pour la voie orale

Exemple la : Stick poudre

On peut prendre un stick par jour. Exemple Ib : formulation de type dragée

Ce type de dragée peut être pris 1 à 3 fois par jour.

Exemples 2 - compositions pour la voie topique

Les ingrédients sont exprimés en pourcentage en poids par rapport au poids total de la composition. Exemple 2a : lotion pour le visage des peaux sensibilisées

Poudre de Lactobacillus paracaseï STl 1 5,00

Poudre de Bifidobacterium longum 5,00

Gluconate de magnésium 3,00 Lactate de calcium 2,00

Huile de Carvi 3,00

Antioxydant 0,05

Isopropanol 40,0

Conservateur 0,30 Eau qsp 100 %

Exemple 2b : lait pour le soin du visage des peaux fragiles

Chlorure de magnésium 3,00

Ascorbate de calcium 3,00 Poudre de Lactobacillus paracaseï STIl 5,00

Poudre de Bifidobacterium lactis Bb 12 5,00

Stéarate de glycérol 1,00

Huile d'aneth 5,00 Huile de Alcool cétylstéarylique/alcool cétylstéarylique oxyéthyléné à 30 moles OE (Sinnowax AO® vendu par la société HENKEL) 3,00

Alcool cétylique 1,00

Diméthicone (DC 200 Fluid® vendu par la société

DOW CORNING) 1,00

Huile de vaseline 6,00

Myristate d'isopropyle (Estol IMP 1514 vendu® par UNICHEMA) 3,00

Antioxydant 0,05

Glycérine 20,00

Conservateur 0,30

Eau qsp 100 Exemple 2c : gel pour le soin du visage des peaux réactives

Nitrate de strontium 4,00

Huile de Bourrache 3,00

Huile de Fenouil 2,00

Poudre de Bifidobacterium lactis BbI 2 5,00

Hydroxypropylcellulose (Klucel H® vendu par la société

HERCULES) 1,00

Vitamine E 2,50

Antioxydant 0,05

Isopropanol 40,00

Conservateur 0,30

Eau qsp 100 %

Exemple 2d : lait pour le soin du visage des peaux sensibles Ascorbate de magnésium 3,00

Huile de pépin de cassis 4,00

Huile de coriandre 4,00

Poudre de Lactobacillus paracaseï STl 1 5,00

Poudre de Bifidobacterium lactis Bb 12 5,00 Stéarate de glycérol 1,00 Alcool cétylstéarylique/alcool cétylstéarylique oxyéthyléné à 3 moles OE (Sinnovax AO® vendu par la société HENKEL) 3,00

Alcool cétylique 1,00 Diméthicone (DC 200 Fluid® vendu par la société Dow Corning) 1,00 Huile de vaseline 6,00 Myristate d'isopropyle (Estol IPM 1514® vendu par la société Unichema) 3,00

Glycérine 20,00

Conservateur 0,30 Eau Exemple 2e : Crème pour peau des mains fragilisées

Arachidyl behenyl alcohol/arachidylglusoside 3,0%

Isohexadecane 7,0%

Huile d'amande douce 3,0% Beurre de Karité 2,0%

Glycérine 2,0%

Huile de coriandre 5,0%

Extrait de Vitreoscilla filiformis 3,0%

BHT 0,05% POB méthyle 0,1%

POB propyle 0,05% Eau qsp 100%

Exemple 2f : Gel pour le soin des peaux réactives (% en poids)

Huile de coriandre 5,00

Huile d'Onagre 2,00

Huile de cerfeuil 5,00

Citrate de Cuivre 2,00 Extrait de Vitreoscilla filiformis 3,00

Antioxydant 0,05

Vitamine C 2,50

Antioxydant 0,05

Isopropanol 40,00 Conservateur 0,30

Eau qsp 100,00

REVENDICATIONS

1. Utilisation cosmétique d'au moins un acide gras mono-insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour renforcer la cohésion du tissu cutané de la peau, du cuir chevelu et/ou des muqueuses ou semi muqueuses.

2. Utilisation selon la revendication 1, pour améliorer l'état de surface de la peau et/ou des muqueuses ou semi-muqueuses.

3. Utilisation selon la revendication 2, pour lisser la surface de la peau, des muqueuses ou semi-muqueuses et/ou du cuir chevelu et/ou prévenir et/ou traiter les rugosités et/ou les irrégularités du relief de la peau.

4. Utilisation selon la revendication 3, pour améliorer la meilleure tenue du maquillage.

5. Utilisation selon la revendication 1, pour renforcer la résistance mécanique de la peau, des muqueuses ou semi-muqueuses et/ou du cuir chevelu. 6. Utilisation selon la revendication précédente, pour renforcer la résistance mécanique de la peau, des muqueuses ou semi-muqueuses et/ou du cuir chevelu vis-à-vis des agressions extérieures choisies parmi les facteurs environnementaux de type agents irritants ou polluants ; sollicitations mécaniques ; déséquilibres thermiques ou climatiques ; xénobiotiques ; traitements chimiques cosmétiques ou dermatologiques ou par des facteurs physiologiques.

7. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour la prévention et/ou le traitement des peaux et/ou cuirs chevelus et/ou muqueuses ou semi- muqueuses fragilisés, sensibilisés, stressés et/ou réactifs.

8. Utilisation selon la revendication 1, pour le traitement des peaux sensibles. 9. Utilisation d'au moins un acide gras mono-insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters, pour la préparation d'une composition destinée au traitement des crevasses et/ou gerçures ou des peaux, cuirs chevelu et/ou muqueuses ou semi-muqueuses manifestant une perméabilité aux bactéries accrue.

10. Utilisation cosmétique, notamment par voie orale, d'au moins un acide gras mono-insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour lutter contre les sensations dysesthétiques induites par une dégradation de la cohésion des cellules de la peau chez les sujets à peau sensible.

11. Utilisation cosmétique, notamment par voie orale, d'au moins un acide gras mono-insaturé, d'un de ses sels et/ou d'un de ses esters pour lutter contre les signes d' inconfort survenant suite à la mise en contact de la peau d'un sujet à peau sensible avec l'exposition à des variations de température, à la pollution atmosphérique et/ou à des rayons ultra-violets ou infra rouges ou encore pouvant survenir suite à la prise d'aliments.

12. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l'acide gras mono-insaturé est utilisé sous forme isolée ou dans un extrait végétal.

13. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle ledit acide gras mono-insaturé est administré par voie topique. 14. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l'acide gras mono-insaturé son sel et/ou son ester est mis en œuvre dans une composition, notamment topique, et en ce que la teneur en acide gras mono-insaturé son sel et/ou son ester est comprise entre 0,0001 et 30 % en poids notamment entre 0,001 et 15 % en poids, en particulier entre 0,1 et 10 % en poids par rapport au poids total de la composition.

15. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, dans laquelle ledit acide gras mono-insaturé est administré par voie orale.

16. Utilisation selon la revendication précédente, dans laquelle la teneur en acide gras mono-insaturé son sel et/ou son ester est telle que la dose journalière est comprise entre 0,5 et 2500 mg/jour, en particulier entre 5 et 500 mg/j.

17. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle ledit acide gras mono-insaturé est l'acide pétrosélinique.

18. Utilisation selon la revendication précédente, dans laquelle l'acide pétrosélinique est utilisé sous forme d'huile d'ombellifère ou de Gernium sanguneum. 19. Utilisation selon la revendication précédente, dans laquelle l'huile d'ombellifère est choisie parmi les huiles de graines de coriandre, cerfeuil, carotte, céleri, cumin, carvi, persil et aneth.

20. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle ledit acide gras mono-insaturé est utilisé en association avec au moins un actif choisi parmi les vitamines B3, B5, B6, B8, C, E, ou PP, les caroténoïdes, les curcuminoïdes, la niacine, les fiavonoïdes, un ou plusieurs cation(s) minéral(aux) divalent(s), les extraits bactériens de bactéries filamenteuses non photosynthétiques et non fructifiantes, les probiotiques, prébiotiques ou un mélange de probiotiques et/ou un mélange de prébiotiques.

21. Procédé cosmétique de traitement des peaux et/ou muqueuses ou semi- muqueuses et/ou cuir chevelus fragilisés, sensibilisés, stressés et/ou réactifs comprenant l'application topique ou l'administration orale d'une composition comprenant au moins un acide gras mono-insaturé, un de ses sels et/ou un de ses esters.

Download Citation


Sign in to the Lens

Feedback